Regards

Lundi 1 janvier 2007

C’est un chemin tortueux, celui où cahote ma vie.

C’est un chemin sinueux.

A la droite je préfère la courbe qui mène de façon certaine à la rencontre avec moi-même.

Je contourne, j’ose, je risque, je glisse, je m’étale, je m’abandonne, je chute, je plane ...

Dès l’origine je suis une goutte d’eau. La pression des évènements me transforme en une masse de cristaux engobés dans des boues solidifiées.

Il est dit qu’il y a un temps pour chaque chose.

Arrive celui du réchauffement de l’atmosphère comme quoi à tout malheur quelque chose est bon ! Bien entendu, en l’occurrence il s’agit de l’atmosphère dans laquelle baigne la matière inerte que je suis devenue.

Les cristaux éclatent en paillettes lumineuses. Les boues deviennent algues thérapeutiques. Les parasites n’ayant plus à se nourrir se dispersent. Je deviens moi-même. Je suis à la fois et tour à tour matière, eau, air.

A la frontière de ces mondes je me tiens, délivrée un peu plus chaque jour de la peur.

Je m’applique à écouter ce que chacun d’eux me dit.

Aujourd’hui j’ouvre un champ nouveau d’expériences : celui d’une rencontre autour de nos imaginaires, de nos interrogations, de nos rêves, de nos vies !  

Aujourd’hui, au-delà de cet écran, j’aimerais voir vos signes, vos traces comme des marques sur l’argile de laquelle un jour nous sommes sortis.

Par Plume De Vent
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 1 janvier 2007

Réveil à l’aube pour ce premier de l’an 2007, après à peine trois heures de sommeil : les balbutiements dus à la construction de ce blog dilapident beaucoup de temps.
40 kilomètres à faire, à 6 heures de matin, en moins d’une demi heure, de porte à quai.
C’est la course pour aller à la gare et finalement pour s’entendre dire que le train que nous devions prendre, ma petite fille et moi, n’existe pas !

Jour férié, bonnes gens !
Alors ? Où est le bug ? A qui la faute ?
Car aujourd’hui, en toutes choses, il nous faut un coupable.
Remettons à plus tard une réflexion sur la culpabilité dont nous nous sentons régulièrement accablés mais dont nous ne savons nous passer.
Jour férié, le premier de l’année.
Celui où se déclinent les meilleures paroles, les meilleures pensées, les meilleurs gestes, les meilleures conventions.
Jour férié, pas pour tout le monde.
Pas pour l’homme qui somnole dans la salle d’attente après une nuit de service hôtelier : timing à surveiller, ambiance cotillon à assurer pour 300 réveillonneurs qui, dans ces agapes, viennent oublier la fuite du temps.
Jour férié.
Pas pour le chef de gare qui trouve un nouveau train, fait établir un nouveau billet, organise une nouvelle correspondance à Toulouse.
Jour férié.
Pas pour ma fille, infirmière, qui part ce matin avec une brassée de fleurs pour les patients de la tournée à domicile.
Le train roule. Je m’en veux d’avoir tout prévu, sauf l’appareil photo.
Clic … reflets des visages dans les multiples portes vitrées du hall de gare …
Clic … parade des plumets d’arbres dissimulés dans la brume matinale le long du canal du Midi …
Clic … Pyrénées depuis l’orient jusqu’aux abords de l’occident, neige qui s’évade silencieusement jusqu’au piémont …
Clic … défilé de clochers en briques rouges, clocher tour, clocher mur …
Clic … quais de gare vides, rideaux d’ifs pelés, champs verdâtres, saules roux, biches effrontées, collines douces …
La brume s’épaissit.
Temps de retour sur soi.
Je me sens bien.
Le voyage, même utilitaire, est à mon image.
J’aime le mouvement.
J’aime le changement.
J’aime la vie.

Post Scriptum 1 :
Jour férié.
Pas pour les pompiers, les ouvriers qui doivent emmener les blessés, dégager la voie ferrée où s’est scratchée une voiture de retour d’une nuit trop arrosée.

Post Scriptum 2 :
Dans les branches des douze mois bruissent des vœux, ceux qui de votre vie vous feront les rois !

Par Plume De Vent
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 14 janvier 2007
Lacets entortillés
Brume effilochée
Se glissant dans les vallées
Route étroite
Ourlée d’un tapis roux
Quelques pommes noires
Eparpillées
Pins
Chênes blancs
Gardiens
Des buis en murets
Un château émerge
Végétation en transit
L’automne se tapit dans les sous bois
Calme du plateau
Désert
Habitants inconnus
Chacun observant les déplacements de l’autre
La voiture indifférente
A cette vie animale
Enroule le bitume mouillé
Sur sa gomme nervurée
Etre présent à ces minuscules mouvements
Etre déjà plus tard
Fond étroit de la vallée
Source du fleuve
Des sentiers grimpent
Pommes
Marrons
Oignons
Pélardon
Pigeons
Lapins
Vins
Miel
Confit
Dégustation en série
A l’autre bout
Réunions
Préparations
Confrontations
Une élection
Désir d’avenir
Par Plume De Vent
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Actualités




C'est grâce à nos fêlures que la lumière peut passer


Catégories

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus