Dimanche 27 mai 2007 7 27 05 2007 23:47

Pas de quoi en faire tout un … drapeau !
Quoique … il est intéressant de rechercher la cohérence entre un personnage, ses idées, son projet et la fonction qu’il occupe.

Une bonne analyse de la photo du Président dans la Boîte à Images et la distinction entre communication et représentation, que le Président n’a pas encore saisie.
Dans la lecture des articles, les commentaires aussi sont intéressants et complètent le dit-article.


Pour continuer ... une étude du personnage :

un voyage chez Démocrite : ses chroniques, ses analyses


Par Plume De Vent - Publié dans : Hommes
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Vendredi 25 mai 2007 5 25 05 2007 18:00

Silence ! La pensée danse !

 

Une balade sur des chemins de vignes.
Des collections de mots … à découper, à assembler, à déguster.
Le vin sera bientôt prêt à tirer.
(l'exercice consistait à noter des mots le long de la balade,
puis, à la halte finale, à créer de nouveaux mots,
par assemblage de syllabes prises dans ces mots)

 

Les blaiseux se rassemblent sur la place.
Ils vont blaronner dans la campalage verdoyante.
En tête, le figodeur.
A l’aide du chèvrefone il signale les vierages.
Voilà un potar qui soupillonne dans les blassements du limifeuille !
………
Enfin le caplon !
Ils poussent un grand soupillon : ils sont épuisés par leurs ratblas piseux !

Par Plume De Vent - Publié dans : Feuilles
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Mardi 22 mai 2007 2 22 05 2007 22:51

photo Flo & Co


Un jour le téléphone a sonné, l’infirmière m’a demandé si j’étais immédiatement disponible.
Un soir je l’ai rejointe dans un café, au pied de l’immeuble … elle m’a expliqué.
Nous sommes montées, elle m’a présentée, j’ai posé mon sac.

Un moment j’ai parlé à sa tante, à son compagnon … je suis allée le voir dans sa chambre
… lui, Guillaume
Juste quelques mots.
Juste pour signifier qu’une personne nouvelle entre dans son espace, son appartement.
Juste pour établir ce lien d’humain à humain.

Un flash … 33 ans … l’âge du Christ.

21 heures, seule dans l’appartement, ce dimanche … seule avec Lui …
Seule à laisser la nuit s’écouler, à écouter sa respiration, à découvrir ses mouvements, à sentir quand je dois intervenir, le laissant faire jusqu’aux limites de ses possibilités actuelles.
Je le gêne manifestement.
Son esprit embrumé ne perçoit pas bien qui je suis, mais le saisirait-il que cependant il refuserait ma présence.
Guillaume a conduit sa vie comme il l’entendait.
Aujourd’hui encore il veut garder sa liberté de décision, sa liberté d’action.

8 heures, le lendemain matin.
Je fais un café dans une machine super moderne, on met une capsule dont on choisit la couleur en fonction du goût, de la force.
L’appartement est calme.
La ville vient de s’éveiller.
Je m’apprête à rentrer chez moi.
Encore quelques minutes …

Un matin, juste savourer une tasse de café, après une courte nuit.

C’est le début de l’été.
Les journées sont chaudes.
La climatisation rend l’appartement très confortable.
Les double vitrages étouffent les bruits de la rue.
J’arrive le soir, à 20 heures.
Je vois parfois l’une ou l’autre des infirmières.
Sa tante, son compagnon peuvent passer leur nuit tranquillement après de longs mois harassants.

Durant cette semaine Guillaume et moi faisons connaissance doucement.
Il ne s’embarrasse pas de mots pour manifester son agacement.
Il sait aussi être prévenant.

Nous parlons d’art.
Des tableaux, des objets dans chaque pièce … tout accroche le regard.
Nous rions … quand, chancelant à l’unisson, je l’aide à se déplacer en soutenant la potence à perfusion.
 
Son état s’est rapidement aggravé.
La dernière nuit sa respiration s’est modifiée.
Les expirations deviennent courtes, contenues.

Que retient-il ?
Quelle douleur intérieure l’habite t-il ?
Reste t-il un pardon à accorder ?
Lui seul peut répondre à ces questions.
Faut-il encore l’y inviter.

 

Il est des instants où la seule ressource est la confiance à laquelle l’on peut s'abandonner …
La croyance que l’on fait alors partie d’un mystère dont nous ne saisissons pas le sens … mais qui lentement dévoile celui de notre propre existence.

 

Juste avant le lever de ce jour de juillet Guillaume s’éteint.
Chez lui.
Dans son appartement.

 

A cet instant là il est beau … très beau …

Par Plume De Vent - Publié dans : Accompagnement
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